ALGERIE/Ensemble pour la non-violence
   
 
  aujourd’hui plus que jamais
La violence scolaire nous interpelle, aujourd’hui plus que jamais et sans distinction, l’opinion publique à travers l’ensemble de ses composantes
Le ministre de l’Education nationale, Boubekeur Benbouzid, lors d’une émission de la Chaîne III diffusée jeudi 29.01.09 a reconnu que : «la violence scolaire prend une ampleur sans précédent et qui  n’est pas le produit de l’école car à l’école, on éduque et on apprend aux élèves les bons préceptes, mais comme celle-ci, n’est pas un lieu clos dans la société, l’école subit dès lors ce phénomène sociétal qui gagne dans des proportions alarmantes tous les secteurs de la société».
Le constat est, donc, sans appel : l’école est la première des victimes de la violence qui règne dans notre société, notamment depuis la décennie noire, d’autant plus que cette dernière a aggravé d’avantage cette crise aigue.
«Cette violence, nous la constatons de plus de plus dans nos établissements ,elle est le fait des élèves entre eux, d’enseignants vis-à-vis des élèves, des enseignants entre eux, de l’administration vis-à-vis des élèves, c’est un phénomène qui n’est pas propre à l’Algérie dans la mesure où il est de plus en plus répandu dans le monde».
Ce phénomène, commence à prendre de l’ampleur chez nous, ces derniers temps, a souligné aussi que le ministère de l’Education nationale et la société, dans son ensemble, «doivent s’en inquiéte,surtout si l’on sait que cette violence scolaire «est aussi la proie malheureusement d’autres fléaux tels que le tabagisme, la drogue et même l’alcoolisme».     
Que faire, alors, devant une telle situation ?
Le ministre de l’Education nationale  sur cette question répond : «Si l’on veut s’attaquer au phénomène de la violence dans le milieu scolaire, il faut le faire, certes, à l’école, mais il faut le faire également à tous les autres niveaux, notamment à la maison». 
l’interdiction de la violence exercée par les enseignants à l’école est basée sur des textes réglementaires. «Les dispositions réglementaires et législatives sont là pour sanctionner tout dépassement : les insultes, les châtiments corporels, les brimades les humiliations et ces textes peuvent aller jusqu’aux poursuites judiciaires
Dans ce contexte, pour cette année, l’obligation aux 24 000 établissements scolaires du pays d’avoir une organisation de parents d’élèves.
«Cette organisation de parents d’élèves doit faire partie de l’organisation de l’établissement, de la famille éducative pour qu’elle soit cogestionnaire administrative et pédagogique et nous servir, par conséquent, à contrer cette violence».
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Algérie : La violence dans les écoles fait enfin réagir
samedi 31 janvier 2009
par M. S.
La recrudescence de la violence en milieu scolaire préoccupe le ministère de l’Education nationale. Les chiffres révélés par une étude menée par le département de Boubekeur Benbouzid sur l’ampleur de ce fléau, entre 2001 et 2007, sont inquiétants. Avec plus de 59.000 cas de violence enregistrés dans les trois cycles, il est temps de réagir. Une conférence nationale sur la violence dans les établissements scolaires et les moyens de lutte contre ce phénomène sera organisée prochainement, a annoncé le ministre de l’Education nationale. Elle regroupera des spécialistes, des experts, des enseignants et des parents d’élèves, pour examiner de « manière approfondie » le phénomène qui a pris de l’ampleur.
Pour Benbouzid, la lutte contre la violence en milieu scolaire nécessite la conjugaison des efforts de toutes les catégories de la société, notamment la famille. Il a préconisé ainsi de traiter ce phénomène avec rigueur. La conférence devra être sanctionnée par un texte de loi qui figurera parmi les moyens légaux que son département usera pour lutter contre ceux qui recourront à la violence comme moyen de traitement au sein ou en dehors des établissements scolaires.
Selon le ministre, la violence scolaire « n’est pas le produit de l’école » mais bien au contraire cette dernière est, elle-même, « victime » de ce fléau. « La violence n’est pas le produit de l’école. A l’école, on éduque, on apprend aux élèves les bons préceptes », a-t-il affirmé jeudi. Pour lui, l’école est victime de cette violence, parce qu’elle « n’est pas un lieu clos » dans la société. « Cette violence, nous la constatons de plus dans nos établissements : elle est le fait des élèves entre eux, d’enseignants vis-à-vis des élèves, des enseignants entre eux, de l’administration vis-à-vis des élèves », a-t-il affirmé.
« Si on veut s’attaquer au phénomène de la violence dans le milieu scolaire, il faut le faire certes à l’école, mais il faut le faire également à tous les autres niveaux, notamment à la maison », a-t-il insisté. A une question sur l’élève morte dans un établissement scolaire à Annaba, il a expliqué que, selon le dossier qui se trouve à son niveau, « il n’y avait pas de châtiment corporel contre cette fille », ajoutant que la justice s’est auto-saisie en ouvrant une enquête et n’a pas encore rendu ses conclusions. Il a affirmé cependant que l’enseignante incriminée « n’a pas été la cause directe de la mort de la fille » et que la famille avait sa part de responsabilité dans cette affaire. « C’est un enfant malade qui a été totalement délaissé par ses parents divorcés. Elle est morte malheureusement à cause de son accident épileptique », a-t-il précisé.
A ce propos, il a rappelé que l’interdiction de la violence à l’école est basée sur des textes réglementaires. « Les dispositions réglementaires et législatives sont là pour sanctionner tout dépassement : les insultes, les châtiments corporels, les brimades, les humiliations et ces textes peuvent aller jusqu’aux poursuites judiciaires », a-t-il noté.
 
Le quotidien d’Oran
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