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  Après l'agression d'un enseignant à Relizane
Après l'agression d'un enseignant à Relizane: Appel à un arrêt de travail dans les établissements scolaires

 

Mar 14,2009 00:00 Par : Benelhadj Djelloul. B



Réagissant à l'agression d'un jeune enseignant de langue arabe au collège Abderrahmane Chibani (ex-CEA) à Relizane, les syndicats du secteur appellent à un arrêt de travail d'une heure dans tous les établissements de la wilaya. Ils protestent contre la montée de la violences et l'absence de conditions sécurisant le personnel de l'Education sans distinction aucune de leur statut. En effet, et dans un climat de peur accentué par les rumeurs, quant à l'état de santé de la victime, hors de danger selon les médecins de l'hôpital Boudiaf, le CNAPEST, le SETE et l'UNPEF à un degré moindre ont mobilisé leurs troupes pour dénoncer ces agressions en réelle recrudescence. Ainsi, le STE exige l'application stricte de la loi protégeant les fonctionnaires contre toute forme d'atteinte de menaces, d'injures et d'agression dans l'exercice de leur fonction. Le CNAPEST, qui adhère à l'action de protestation, aborde aussi dans son communiqué d'autres revendications socio-professionnelles, alors que l'UNPEF se démarque de l'arrêt de travail et se félicite de la décision du directeur de l'Education de suspendre la directrice, pourtant stagiaire. L'UNPEF demande à la tutelle la concrétisation de ses promesses de recruter des agents de sécurité pouvant éradiquer la violence dans le milieu scolaire.

 

Contenu de la nouvelle pageAlgérie : Affaire de l’enseignant poignardé dans un collège à Relizane

L’aveu d’impuissance de Benbouzid
samedi 14 mars 2009
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Le drame qui a eu lieu mercredi dernier dans un collège de Relizane en Algérie n’est pas nouveau comme en témoignent les nombreux articles consacrés au phénomène, depuis quelque temps, dans ces mêmes colonnes. Mais force est de constater que la réaction du ministre Benbouzid est étrange.


 

« C’est tout à fait naturel que de tels phénomènes se produisent quand nous avons 24.000 établissements à gérer », a déclaré Aboubekr Benbouzid aux journalistes qui l’interrogeaient, au lendemain de l’incident, lors d’une rencontre sur « la citoyenneté ».

Il devait ensuite annoncer que « le jeune (l’auteur de l’agression, ndlr) est actuellement entre les mains de la justice et la punition sera exemplaire ».

Le chemin vite trouvé est court. La solution, selon le ministre, est de frapper fort et « sans pitié », avant de se montrer rassurant : « Nous allons éradiquer le phénomène ». Le ministre devait toutefois signaler que « la responsabilité de cette situation n’incombe pas uniquement au département de l’Education nationale mais que tout le monde en est concerné ».

Tentant ensuite d’être encore plus rassurant, le ministre déclare : « Nous n’avons pas encore atteint l’ampleur que connaît le phénomène à l’étranger. » C’est là une allusion à la fusillade qui a eu lieu dans une école en Allemagne en fin de semaine passée.

« 10.000 agents de sécurité ! » La recette du ministre est donc tout faite, et la mesure était annoncée avant le grave incident de Relizane, plus exactement au lendemain d’un autre cas similaire qui a eu lieu à Oran, au sortir d’un collège situé à Haï Badr, un élève ayant été tué par un autre. Et toujours à Relizane, il y a quelques semaines, une élève était poignardée à l’école.

« Alors, le phénomène de la violence à l’école sera-t-il endigué grâce à la mesure hautement sécuritaire de Benbouzid ? Faudrait-il transformer l’école en une sorte de prison de haute sécurité ? », s’interrogent des parents ? Les spécialistes estiment que c’est cette même violence qui s’exerce dans la société qui est en train de gagner maintenant l’école. Mais d’aucuns considèrent que les pouvoirs publics ont une grande responsabilité dans la lutte contre ce phénomène puisque l’école en dépend.

Comment tranquilliser ces mères qui s’inquiètent désormais pour leurs progénitures ? Est-ce par la simple promesse de leur assurer une meilleure sécurité dans l’école ? « Maintenant, je ne suis plus sûre que mon enfant soit en sécurité à l’école. Mon cœur bat chaque fois que j’entends ce genre d’histoire », déclare une dame attendant son enfant devant la porte d’une école. C’est là le témoignage d’une crainte collective des familles.

Et la solution ? Une loi contre la violence au sein des établissements scolaires a été adoptée en janvier 2008. Cette loi punit tout acte de violence à l’intérieur des établissements scolaires. Mais là encore, il devient difficile de rassurer ces familles puisque la phénomène de la violence a enregistré une nette hausse depuis cette date. La relation entre élèves, enseignants et administration n’est plus la même.

Il s’agit maintenant de savoir à qui incombe l’échec ; à la société ou à l’école elle-même ? Jusqu’à aujourd’hui, aucune étude sérieuse n’a été engagée pour savoir les raisons de cette violence. « Le ministère de l’Education devrait y réfléchir », estime M. Ahmed, enseignant à Relizane.

Pour rappel, mercredi dernier, c’était le drame de plus dans un collège à Relizane, plus précisément à l’école Chibani Abderrahmane où un enseignant, A. Djamel, a fait les frais d’une expédition punitive de deux élèves exclus qui lui ont asséné deux coups de couteau, et ce, dans l’enceinte même de l’établissement.

Touché à la gorge, l’enseignant s’affalera par terre ; une scène qui a fait paniquer les élèves qui se trouvaient dans la cour. L’enseignant, qui gisait dans une mare de sang, était vite pris en charge par ses collègues avant qu’il ne soit transféré à l’hôpital Mohamed-Boudiaf où il a été placé en observation intensive pendant des heures. Ses proches ont même cru au pire mais les médecins traitants, après plusieurs heures, ont annoncé une amélioration de son état de santé. Les jours de la victime ne seraient plus en danger...

La voix de l’oranie

 

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